Quand le rythme établi n’est plus ce que l’on sent
Quand il faut de rupture retrouver l’harmonie
Quand tu n’as rien à dire et que cela s’entend
Cultive tes silences avec parcimonie
Ce qui est dit l’est-il ce qui ne l’est peut l’être
Qui saura se soucier de ce qui pourrait naître
Chacun ne veut entendre que ce qu’il voudrait dire
Rien en toi ne t’attire hors ce qui peut sortir
Qui te fait résonner doit se sauver bien vite
N’accorder qu’un sourire aux démons qui t’habitent
Gardez chacun vos pleurs pour votre solitude
Vous avez pour survivre vos siècles d’habitude
Tu ne peux être ailleurs que dans la peau des autres
Ce n’est pas une raison pour que tu t’y vautres
Qu’y a-t-il dans les mots que tu n’as pas appris
Qu’y a-t-il dans tes mots que tu n’as pas compris
Qu’y a-t-il dans ton être que tu n’as pas senti
Tout ce qu’elle a su lire que tu n’as pas écrit
Que dis-je bien plus encore
De ton discours l’être hilarant sort
GDB 16.10.86
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